Projet ferroviaire en Algérie : Financement historique de la BAD pour le rail transsaharien

الحدث

​Dans ce qui s’annonce comme un tournant historique pour le secteur de la logistique en Algérie, la Banque africaine de développement (BAD) a officiellement validé un financement colossal de 878,09 millions de dollars. Cette enveloppe est destinée à accélérer les travaux de la ligne ferroviaire “Nord-Sud”.

​Ce financement d’envergure cible spécifiquement la construction du tronçon de 230 kilomètres reliant Ghardaïa à El Meniaâ. Ce dernier représente le cœur battant d’une ligne stratégique de 495 kilomètres, qui doit connecter le grand Sud aux ports du Nord.

​Une vision géopolitique qui dépasse le simple transport

​Ce méga-projet ne vise pas seulement à faciliter le déplacement des voyageurs. Il s’inscrit, en réalité, au cœur d’une stratégie globale pour transformer l’Algérie en un hub logistique incontournable entre l’Afrique subsaharienne, le bassin méditerranéen et l’Europe.

​À ce sujet, Mike Salawou, directeur des infrastructures à la BAD, a affirmé que ce soutien financier va permettre à l’Algérie de mettre en place des infrastructures ferroviaires modernes, capables de stimuler durablement l’intégration régionale.

​Le rail au service du “made in Algeria” et de l’économie

​Le développement de cet axe ferroviaire s’aligne parfaitement avec la politique nationale de diversification économique. Elle permettra ainsi de réduire la dépendance historique aux hydrocarbures, grâce à un transport de fret compétitif et ultra-rapide.

​Cette nouvelle ligne facilitera l’acheminement efficace des riches ressources minières du Hoggar, des phosphates des régions sahariennes, ainsi que de la production agricole croissante des nouvelles zones de mise en valeur du Sud vers les marchés internationaux.

​L’Algérie s’impose comme la grande porte d’entrée de l’Afrique

​Selon les prévisions de la BAD, ce projet s’intégrera directement dans le grand corridor ferroviaire transsaharien. Ce corridor reliera l’Algérie à ses voisins du Sahel, puis à l’Afrique de l’Ouest, offrant ainsi un tremplin idéal pour l’exportation des produits algériens.

​Avec l’horizon 2030 fixé pour la mise en service des premiers tronçons clés, l’attention se tourne désormais vers le lancement des prochains appels d’offres afin de concrétiser sur le terrain ce projet historique du rail du désert.